Recent discussions on the abolition of patents for inventions in the United Kingdom, France, Germany, and the Netherlands : $b Evidence, speeches, and papers in its favour
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Recent discussions on the abolition of patents for inventions in the United Kingdom, France, Germany, and the Netherlands : $b Evidence, speeches, and papers in its favour
Patents
Ne nous occupons pas encore des objections qu’il y aurait à faire, soit à
la très longue durée, soit à la perpétuité d’une redevance. Ces argumens
s’appliqueraient également à la trop grande extension que l’on essaierait
de donner à, la durée des privilèges. Examinons les inconvéniens inhérens
au mode de redevance considéré en lui-même.
Ce qui le rend inadmissible, c’est l’impossibilité d’une fixation
régulière, et l’excessive difficulté de la perception.
Peut-être, à force de soins, surmonterait-on les obstacles à la
perception; mais, quant à la fixation de la redevance, le règlement en
est impossible.
Cette fixation ne peut dépendre ni de la volonté arbitraire de l’auteur,
ni de l’évaluation que jugerait à propos de faire toute personne qui
voudrait user du droit de copie. S’en rapporter à l’appréciation du
débiteur de la redevance est une absurdité manifeste; mais il serait
absurde, au même degré, de s’en remettre au prix que demanderait
l’auteur. Que serait ce, en effet, autre chose que de lui conférer le
privilège d’exploitation? Il vaudrait mieux mille fois lui attribuer
franchement le monopole sur son ouvrage que d’arriver au même résultat
par cette voie détournée.
Demandera-t-on à la loi de déterminer une redevance fixe? mais quoi
de plus injuste qu’une mesure fixe, rendue commune à des objets
essentiellement inégaux? Prendrait-on pour base le nombre des
exemplaires, l’étendue du volume, son prix de vente? mais il est des
ouvrages dont cent ou cinq cents, ou mille exemplaires suffiront à jamais
à la consommation, tandis que d’autres se débitent par dix et cent mille:
mais l’étendue du volume varie avec tous les caprices de la fabrication:
mais le prix est plus variable encore. Sans parler des hausses et des
baisses dont personne n’est maître, sans parler de l’extrême facilité
des fictions dans les prix, et de l’impossibilité de les constater, ne
sait-on pas que l’on fabrique des Télémaque à vingt sous, et d’autres,
qui ne seront pas trop chers, à cent ou deux cents francs? Avec le
texte qui ne varie point, il faut parler du papier, des caractères
d’impression, des soins typographiques, des ornemens accessoires de
gravure ou autres, objets tous variables à l’infini. Si votre redevance
a pour base une valeur proportionelle, chaque Télémaque de deux cents
francs produira, pour le seul droit de copie, plus que ne vaudra, dans
l’autre édition, chaque exemplaire tout fabriqué; et cependant ce sera
toujours le même texte qui n’aura pas plus de valeur intrinsèque dans un
cas que dans l’autre.
Resterait un dernier mode de fixation; il consisterait, en cas de
désaccord entre le débiteur de la redevance et l’auteur, dans un
règlement par experts, variable suivant les circonstances. Mais qui ne
voit tous les frais, tous les délais, tous les procès auxquels chaque
affaire donnerait lieu, pour n’être, la plupart du temps, que très
capricieusement décidée?
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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