The Arts and Crafts of Older Spain, Volume 3 (of 3)Williams, Leonard
History
The Arts and Crafts of Older Spain, Volume 3 (of 3)
Williams, Leonard
Decorative arts -- Spain -- History
The Alcaicería or silk-market of Granada is referred to by various of
the older writers, including Marineus Siculus, Navagiero, Lalaing,
Bertaut de Rouen, and Alvarez de Colmenar. The name itself is stated in
Fray Pedro de Alcalá's _Vocabulario_ to be derived from the Arabic
_al-aqqisariya_, meaning "an exchange for merchants." Buildings, or
groups of buildings, of this kind existed both in Spain and in Morocco.
Early in the eighteenth century a Spanish friar wrote of Fez; "The
Moorish portion of this city is the Alcaicería. It stands nearly in the
centre of the level part of the town, and near the principal mosque,
resembling a town in itself, with solid walls and doors, and chains
across it to keep out the horses. It consists of fifteen streets of
wealthy shops, stretching without a break, and what is sold in
them--whether of linen, silk, or cloth--is of the richest and the
noblest quality."
Very similar are the descriptions relative to the Alcaicería of Granada
in the olden time. Bertaut de Rouen wrote of it, and of the adjoining
Zacatin; "En retournant devers la porte d'Elvire est le _Zacatin_, qui
est une rue paralelle au Canal du Darro, longue et assez estroite, qui
vient de la place de la Chancellerie à la place de _Vivarambla_. Dans
cette rue sont tous les orfévres, les marchands de soie, de rubans, de
vermillon, qui croist assez près de Grenade, dont on fait là grand
trafic. C'est une plante semblable à celle du Safran, dont il y a
beaucoup dans ces quartiers-là.
"Dans cette mesme rue du _Zacatin_ donne d'un costé l'_Alcayzerie_, qui
est une espèce de Halle couverte à la manière de la Foire Saint Germain,
où sont plusieurs boutiques remplies des Marchandises les plus
curieuses. Ils disent que cette place, aussi bien que beaucoup d'autres
des autres Villes d'Andalousie, se nomme ainsi à cause d'un privilege
que donnerent les Cesars aux Arabes de travailler en Soye."
Alvarez de Colmenar wrote of the same edifice, a few years later than
Bertaut; "Vis-à-vis de la Chancellerie on voit une maison fort longue,
nommée Alcacéria (_sic_), partagée en près de deux cent boutiques, où
les Marchands ètalent tout sorte de marchandises, particulièrement des
étoffes en soie." On the authority of the same writer, the makers and
the dyers of silk-stuffs inhabited another quarter of the town. "Le
dernier quartier de la Ville, nommé Antiqueruela, est dans une plaine,
peuplé de gens venus d'Antechera, d'où lui vient le nom qu'il porte. Ses
habitants sont pour la plupart ouvriers en soie, tisseurs de satin, de
tafetas, de damas; teinturiers qui teignent en pourpre, en écarlate, et
autres ouvriers semblables." He adds; "Il s'y fait grand commerce
d'étoffe de soie; et la Ville et les environs sont pour cet effet
plantés d'un si grand nombre de meuriers, que le seul impôt sur les
feuilles de ces arbres vaut annuellement trente mille écus au Roi."
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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