The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 2: Acadia, 1612-1614 — John Shaqi
The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 2: Acadia, 1612-1614
History
The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 2: Acadia, 1612-1614
Canada -- History -- To 1763 (New France); Indians of North America -- Canada; Jesuits -- Missions; Jesuits -- North America
I'invectivay contre cette façon de faire, plus de geste que de langue,
car pour la langue, mes interpretes ne disoyent pas la dixiesme partie
de ce que je voulois. Neantmoins le vieil Membertou, pere du malade,
conceut assés l'affaire, et me promit qu'on s'arresteroit à tout ce
que j'en dirois. Ie luy dis donc que pour l'adieu et deuil moderé, et
encores pour la tabagie, cela se pourroit tolerer; mais [53] que le
carnage des chiens, et les chants et danses sur un trespassant, et
beaucoup moins l'abandonnement d'iceluy, ne me playsoyent point; que
plus tost, selon qu'ils avoyent promis à Monsieur de Potrincourt, ils
l'envoyassent en l'habitation; qu'à l'ayde de Dieu, il pourroit bien
encore guerir. Ils me donnerent parolle d'ainsy faire le tout; ce
neantmoins, le languissant ne nous fut apporté que deux jours après.
I denounced this way of doing things, more by actions than by
words; for, as to talking, my interpreters did not repeat the tenth
part of what I wanted them to say. Nevertheless, old Membertou,
father of the sick man, understood the affair well enough, and
promised me that they would stop just where I wanted them to.
Then I told him that the farewells and a moderate display of
mourning, and even the tabagie, would be permitted, but [53]
that the slaughter of the dogs, and the songs and dances over a
dying person, and what was much worse, leaving him to die alone,
displeased me very much; that it would be better, according to
their promise to Monsieur de Potrincourt, to have him brought
to the settlement, that, with the help of God, he might yet
recover. They gave me their word that they would do all that I
wished; nevertheless, the dying man was not brought until two days
afterward.
Il prenoit des symptomes si mortels, que souvent nous n'attendions
sinon qu'il nous demeurast entre les mains. En effet un soir, sa
femme et enfans l'abandonnerent entierement, et s'en allerent cabaner
ailleurs, pensant que c'en estoit vuidé. Si pleut-il à Dieu tromper
heureusement leur desespoir; car, de là à peu de jours, il fut plein de
santé, et l'est encore aujourd'hui (à Dieu en soit la gloire); ce que
M. Hébert, Parisien et maistre en Pharmacie assés cognu, qui solicitoit
ledit malade, m'a souvent asseuré estre un vray miracle. De moi, je ne
sçay qu'en dire, d'autant que je ne veux affirmer ny le si ny le non
en ce dont je n'ay évidence. Cela scay-je, que nous mismes sur le dit
languissant un os des precieuses reliques du glorieux Sainct Laurens,
archevesque de Dublin en Hibernie, que M. de la Place, digne abbé
d'Eu, et Messieurs les Prieurs et Chapitre de laditte abbaye d'Eu nous
donnerent de leur grace pour convoyer nostre voyage en ces quartiers.
Nous [54] doncques mismes sur le malade de ces sainctes reliques,
faisant vœu pour luy, et depuis il emmeilleura.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
Reviews
Reviews
No reviews yet
Be the first to share your thoughts on this work.
Join the Discussion
Join the discussion
Sign in to leave a comment or review.
Sign InorCreate an account