The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 3: Acadia, 1611-1616
History
The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 3: Acadia, 1611-1616
Canada -- History -- To 1763 (New France); Indians of North America -- Canada; Jesuits -- Missions; Jesuits -- North America
In several places we found the grape, and wild vines which ripened
in their season. It was not the best ground where we found them,
being full of sand and gravel, like that of Bourdeaux. There are a
great many of these vines at St. John river, in 46° of latitude,
where are to be seen also many walnut and hazel trees, and yet the
under layer of soil is not good there. No other kinds of fruit
trees are found in all this country; but there is every species
of wild shrub and forest trees, such as [32] the oak, beech, elm,
poplar, etc., and some cedars, at least what the French call
cedars.[14]
Si le pays estoit habité, il pourroit approfiter ses mines: car il y
en a vne d'argent en la Baye S. Marie, au rapport du sieur Chãplain: &
deux de beau, & franc cuiure, l'vne à l'entrée de Port Royal, & l'autre
à la Baye des mines: vne de fer à la riuiere S. Iean, & d'autres autre
part. Le gré, l'ardoise, la taille, le charbon de terre, & toutes
sortes de pierres n'y manquent pas.
If the country were inhabited there might be some profit made
from its mines; for there is a silver one at the Baye Ste. Marie,
according to sieur Champlain; and two of beautiful and pure copper,
one at the entrance to Port Royal, and the other at the Bay of the
mines; one of iron at the river St. John, and others elsewhere.
Sandstone, slate, mica, coal, and all kinds of stone are not
lacking.[15]
Toute ceste nouuelle France est diuisée en diuers peuples, chasque
peuple a sa langue, & sa contrée à part. Ils s'assemblent l'Esté pour
trocquer auec nous, principalement en la grande riuiere. Là aussi
viennent de bien loing plusieurs autres peuples. Ils trocqu[~e]t
leurs peaux de castors, de loutres, [33] d'eslants, de martres, de
loups marins, &c. contre du pain, pois, febues, pruneaux, petun,
&c. chauderons, haches, fers de fleche, aleines, poinçons, capots,
couuertes, & toutes autres telles commoditez, que les Frãçois leur
apportent. Aucuns peuples ont maintenant implacable guerre contre nous.
Comme les Excomminquois, qui sont ceux qui habitent au costé Boreal
du grand Golfe S. Laurens, & nous font de grands maux. Ceste guerre a
cõmencé (comme lon dit) à l'occasion de certains Basques, qui voulurent
faire vn meschant rapt: mais ils payer[~e]t bi[~e] leur maudite
incontinence, & non seulement eux, ains à leur occasion & ceux de S.
Malo, & beaucoup d'autres ont paty, & patissent beaucoup tous les ans.
Car ces Sauuages sõt furieux, & s'abandonnent desesperém[~e]t [34] à la
mort, pourueu qu'ils ayent esperance de tuer, ou mesfaire. Il n'y a que
trois peuples qui nous soy[~e]t familiers, & bõs amis. Les Montaguets,
les Souriquois, & les Eteminquois. Pour les Etechemins, & Souriquois
i'en suis tesmoin, car i'ay demeuré parmy eux, pour les Montaguets i'en
ay ouy parler. Quant aux autres peuples, il n'y a point de fiance.
Aussi les François ne les hantent, que pour descouurir leurs riuages, &
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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