The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 7: Quebec, Hurons, Cape Breton, 1634-1635
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The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 7: Quebec, Hurons, Cape Breton, 1634-1635
Canada -- History -- To 1763 (New France); Indians of North America -- Canada; Jesuits -- Missions; Jesuits -- North America
Vn point me toucheroit viuement, n'estoit que i'estime qu'il ne faut
pas marcher deuant Dieu, mais qu'il faut le fuiure, & se contenter
de sa propre bassesse; c'est que ie ne croy quasi pas pouuoir iamais
parler les langues des Sauuages auec autant de liberté qu'il seroit
necessaire pour leur prescher, & répondre sur le champ sans broncher à
leurs demandes & à leurs obiections, estant notamment occupé comme i'ay
esté iusques à present. Vray que Dieu peut faire d'vne roche vn enfant
d'Abraham. Qu'il soit beny à iamais par toutes les langues des nations
de la terre.
One thing would touch me keenly, were it not that we are not
expected to walk before God, but to follow him, and to be contented
with our own littleness; it is that I almost fear I shall never
be able to speak the Savage tongues with the fluency necessary to
preach to them, and to answer at once, without stumbling, their
demands and objections, being so greatly occupied as I have been up
to the present. It is true that God can make from a rock a child
of Abraham. May he be forever praised, in all the tongues of the
nations of the earth!
[185] CHAPITRE XII.
DE CE QU'IL FAUT SOUFFRIR HYUERNANT AUEC LES SAUUAGES.
EPICTETE dit que celuy qui veut aller aux bains publics, se doit au
prealable figurer toutes les insolences qui s'y commettent, afin que se
trouuant engagé dans la risée d'vn tas de canailles, qui luy laueront
mieux la teste que les pieds, il ne perde rien de la grauité & de la
modestie d'vn homme sage. Ie dirois volontiers le mesme à qui Dieu
donne les pensées, & les desirs de passer les mers, pour venir chercher
& instruire les Sauuages: c'est en leur faueur que ie coucheray ce
Chapitre, afin qu'ayant cogneu l'ennemy qu'ils auront en teste, ils
ne s'oublient pas de se munir des armes necessaires pour le combat,
notamment d'vn patience de fer ou de bronze, ou plustost d'vne patience
toute d'or, pour supporter, fortement & amoureusement les grands
trauaux qu'il faut souffrir parmy ces peuples. Commençons [186] par la
maison qu'ils doiuent habiter s'il[s] les veulent suiure.
[185] CHAPTER XII.
WHAT ONE MUST SUFFER IN WINTERING WITH THE SAVAGES.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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