The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 8: Quebec, Hurons, Cape Breton, 1634-1636
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The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 8: Quebec, Hurons, Cape Breton, 1634-1636
Canada -- History -- To 1763 (New France); Indians of North America -- Canada; Jesuits -- Missions; Jesuits -- North America
Among these troubles and dangers, we owe much to the care and
fatherly goodness of our Lord; for neither on the journey hither,
nor while in this Country, has one of us been taken with this
sickness, nor yielded to hunger, nor lost appetite. Some have had
since then light attacks of sickness, but they have passed away in
a few days. Our Lord be forever praised, and the most immaculate
Virgin with her most chaste Spouse, for this singular favor, which
has aided us much in giving authority to our Faith among these
Peoples.
[136] I'arriué aux Hurons le cinquiesme d'Aoust, iour de nostre Dame
des Neiges; ayant demeuré trente iours par les chemins, en continuel
trauail, excepté vn iour de repos que nous prismes au pays des
Bissiriniens. Tous les autres, excepté Robert le Coq & Dominique,
demeurerent bien dauantage, quoy que d'ordinaire le voyage ne soit que
de 20. iours ou enuiron. Ie pris terre au port du village de Toanché
ou de _Teandeouïata_, où autresfois nous estions habituez; mais ce
fut auec vne petite disgrace, nostre Seigneur nous voulant faire
cognoistre dés l'entrée, qu'il nous appelle icy afin d'y endurer.
Mes Sauuages s'oublians des caresses que ie leur avois fait, & de
l'assistance que ie leur auois rendu, pendant leurs maladies, & outre
cela des belles paroles & promesses qu'ils m'auoient faites, apres
m'auoir [137] debarqué, auec quelques ornemens d'Eglise, & quelque
autre petit equipage, m'abandonnerent là tout seul, sans viures, ny
sans cabane, & reprindrent leur route vers leurs villages, distans de
quelques sept lieuës; le mal estoit, que le village de Toanché auoit
changé depuis mon depart, & que ie ne sçauois pas bonnement en quel
endroit il estoit situé, & que ce riuage n'estant plus hanté, ie ne
pouuois pas bien m'asseurer du chemin, & que quand ie l'eusse sceu,
ny ma foiblesse ne m'eust pas permis de porter tout mon petit bagage
à la fois, ny le hazard du lieu d'en faire à deux. C'est pourquoy ie
priois mes Sauuages de m'accompagner iusques au village, ou au moins
de coucher en ce bord pour cette nuiét, & garder mes hardes tandis que
i'irois prendre langue. Mais leurs oreilles estoient sourdes [138]
à mes prieres, & à mes remonstrances. Pour toute consolation ils me
dirent que quelqu'vn me viendroit trouuer là. Il fallut auoir patience:
ils partent, & ie me prosterne aussitost à genoux, pour remercier Dieu,
nostre Dame, & sainct Ioseph, des faueurs & des graces que i'auois
receu durant le voyage. Ie saluay l'Ange tutelaire du Pays, & m'offris
à nostre Seigneur, auec tous nos petits trauaux, pour le salut de ces
pauures Peuples, prenant esperãce que Dieu ne m'abandonneroit point
là, puis qu'il m'auoit conserué & conduit auec tant de faueurs. Apres
ayant consideré que cet abbord estoit desert, & que i'y pourrois bien
demeurer longtemps, auant qu'aucun du village m'y vinst trouuer; ie
caché mes pacquets dedans les bois, & prenant auec moy ce que i'auois
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