The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 8: Quebec, Hurons, Cape Breton, 1634-1636
History
The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 8: Quebec, Hurons, Cape Breton, 1634-1636
Canada -- History -- To 1763 (New France); Indians of North America -- Canada; Jesuits -- Missions; Jesuits -- North America
They say that a certain woman named _Eataentsic_[36] is the one
who made earth and men. They give her an assistant, one named
_Jouskeha_, whom they declare to be her little son, with whom she
governs [167] the world. This _Jouskeha_ has care of the living,
and of the things that concern life, and consequently they say
that he is good. _Eataentsic_ has care of souls; and, because they
believe that she makes men die, they say that she is wicked. And
there are among them mysteries so hidden that only the old men,
who can speak with credit and authority about them, are believed.
Whence it comes that a certain young man, who was talking to me
about this, said boastingly, "Am I not very learned?" Some told me
that the house of these two Divinities is at the end of the world
to the East. Now with them the world does not pass beyond their
Country, that is, America. Others place their abode in the middle.
Ce Dieu & cette Deesse viuent comme eux, mais sans disette; font des
festins comme eux, sont lascifs aussi bien qu'eux: bref ils se les
figurent [168] tous tels qu'ils sont eux mesmes. Et encor qu'il[s] les
facent hommes & corporels, ils semblent neantmoins leur attribuer vne
certaine immensité en tous lieux. Ils disent que cette _Eataentsic_
est tombée du Ciel, où il y a des habitans comme icy, & que quand elle
tomba, elle estoit enceinte. Que si vous leur demandez qui a fait le
Ciel & ses habitans, ils n'ont autre repartie, sinon qu'ils n'en
sçauent rien. Et quand nous leur preschons vn Dieu, Createur du Ciel
& de la terre & de toutes choses: de mesme quand nous leur parlons
d'vn Enfer & d'vn Paradis, & du reste de nos mysteres; les opiniastres
respondent, que cela est bon pour nostre Pays, non pour le leur; que
chaque Pays a ses façons de faire: mais leur ayant monstré par le
moyen d'vn petit globe que nous auons apporté, qu'il n'y a [169] qu'vn
seul monde, ils demeurẽt sans replique. Ie trouue dans leur mariage
deux choses qui me plaisent fort; l'vne qu'ils n'ont qu'vne femme,
l'autre qu'ils ne se marient point à leurs parens en ligne directe
ou collaterale, pour esloignez qu'ils puissẽt estre. Il y a assez
d'ailleurs à y reprendre, quand ce ne seroit que le frequent changement
que les hommes font de leurs femmes, & les femmes de leurs maris: ils
croyent l'immortalité des ames, qu'ils feignent estre corporelles.
Toute la plus grande partie de leur Religion consiste en ce poinct. Ce
ne sont d'ailleurs que superstitions, que nous esperons auec la grace
de Dieu changer en vraye Religion, & comme despoüilles enleuées sur
l'ennemy, les consacrer à l'honneur de nostre Seigneur & en profiter
pour leur soulagement particulier. Certes si [170] estãs vn iour
Chrestiens, ils viennent à les aider à proportion de ce qu'ils sont à
present pour elles en vain; il faudra que nous leur cedions, ou que
nous les imitions; car ils n'y espargnent rien, non pas mesmes les
plus auaricieux.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
Reviews
Reviews
No reviews yet
Be the first to share your thoughts on this work.
Elsewhere in the archive
Join the Discussion
Join the discussion
Sign in to leave a comment or review.
Sign InorCreate an account