The life and correspondence of Sir Anthony Panizzi, K.C.B., Vol. 1 (of 2): Late principal librarian of the British museum, senator of Italy, etc.Fagan, Louis
History
The life and correspondence of Sir Anthony Panizzi, K.C.B., Vol. 1 (of 2): Late principal librarian of the British museum, senator of Italy, etc.
Fagan, Louis
Panizzi, Anthony, Sir, 1797-1879
La Cour des Tuileries voulait avant tout écarter un Prince de Cobourg
(dans un intérêt ministériel et électoral, car on craignait l’effet de
ce mariage sur l’opinion publique, fort prévenue à cet égard) et
désirait, sans l’oser faire, le mariage du Duc de Montpensier avec
l’Infante.
Le Cabinet Anglais ferait à la France l’abandon du Prince de Cobourg,
reconnaissant que ce choix mettrait en fausse position la France,
l’Espagne et l’Angleterre; mais il tendrait vers l’Infant Don Henri,
dans le désir de renverser les modérés et d’amener les progressistes.
Voilà, selon moi, les vœux de chacun.
Il m’est démontré jusqu’à l’évidence que Lord Palmerston n’a pas agi
autrement que Lord Aberdeen, et que leur thème à l’un et à l’autre a
été celui-ci: La Reine d’Espagne est libre; elle fera bien, dans
l’intérêt de ses relations avec la France, de choisir l’un des deux
Princes Espagnols, et, entre les deux, l’Infant Don Henri.
Lorsque la dépêche de Lord Palmerston, du 19 Juillet, a été
communiquée à M. Guizot, on l’a envoyée à Madrid, et on a décidé la
Reine Christine en faveur de l’Infant Don François, par la crainte
d’avoir l’Infant Don Henri et les Progressistes. Je crois que c’est la
Reine Christine qui a proposé le mariage Montpensier, pour n’avoir pas
l’Infant Don Henri comme gendre de sa seconde fille. Ici, pour
s’excuser, on prétend que la Reine Christine a voulu que les deux
mariages fussent liés ensemble, et qu’on a été obligé de consentir au
second pour être assuré du premier. Mais personne ne sait au juste
comment les deux mariages ont été offerts et acceptés. Ce qui est
évident, c’est que la crainte de Don Henri a été employée pour décider
la Reine Christine. On a ensuite pris son parti à l’improviste, et
tandis que le 28 Août on promettait à Lord Normanby l’action commune à
Madrid, on lui annonçait, le 1^{er} Septembre, que tout était fini. On
s’était mis dans une position à ne sortir d’affaire que par des
mensonges.
Voilà ce qui est clair pour moi. Le thème des engagements d’Eu,
auxquels on a manqué, parce que ces engagements, tenus par Lord
Aberdeen, ont été violés par Lord Palmerston, est un thème absurde,
mais dans lequel on persistera.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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