The life and correspondence of Sir Anthony Panizzi, K.C.B., Vol. 1 (of 2): Late principal librarian of the British museum, senator of Italy, etc.Fagan, Louis
History
The life and correspondence of Sir Anthony Panizzi, K.C.B., Vol. 1 (of 2): Late principal librarian of the British museum, senator of Italy, etc.
Fagan, Louis
Panizzi, Anthony, Sir, 1797-1879
Jusqu’ici les pièces produites à Paris n’éclaircissent pas la
question. D’abord, peu de personnes les ont lues; très-peu, parmi
celles qui les ont lues, sont capables de les comprendre. On s’en fie
à ce que disent les hommes les plus compétents. Or, les ministériels
ont en cela l’avantage, car ils affirment, et les opposants, n’ayant
pas connaissance de toutes les pièces, sont réduits à contester les
affirmations des ministériels, en disant que les pièces sont
tronquées. Jusqu’ici donc il ne fait pas jour encore. Le gros public
ne lira que les discours de M. Guizot, de Lord Palmerston, de M. de
Broglie, de Lord Aberdeen, de M. Thiers. Ce sont ces discours qui
feront son opinion; il faut même réduire la question au vrai; Les deux
personnages en action, M. Guizot et Lord Palmerston, décideront
l’opinion, plus que personne, par leurs discours. Celui qui mettra le
mieux les faits au clair aura le plus d’influence: peut-être Lord
Aberdeen, comme arbitre entre les deux, sera-t-il aussi fort écouté.
Il se passe ici, dans l’opposition, un fait qui a peu d’importance en
lui-même, mais qui fournit beaucoup de bavardages. Il y a dans tous
les partis, mais surtout en France, des seconds qui veulent être les
premiers. Je suis fort, moi, avec Odilon Barrot; à nous deux, nous
décidons la conduite de l’opposition. MM. Billaut et Dufaure, deux
avocats fort médiocres, le premier fort intrigant, le second morose et
insociable, fort mécontents de ne pas être les chefs, ayant le désir
de se rendre prochainement possibles au ministère, ont profité de
l’occasion pour faire une scission. L’alliance avec l’Angleterre n’est
malheureusement pas populaire. J’ai depuis quinze ans beaucoup de
peine à la soutenir. J’ai amené l’opposition à l’accepter, et
l’événement de Cracovie m’a fort aidé, tout dernièrement, à fermer la
bouche aux partisans de l’alliance contre-révolutionnaire avec la
Russie. Mais c’est néanmoins une tâche laborieuse que d’amener les
esprits à l’Angleterre. MM. Billaut et Dufaure ont imaginé de
l’étendard d’une scission, en adoptant le thème suivant: Résistance à
l’Angleterre, approbation des mariages Espagnols, etc.... Notez que
ces deux messieurs, vulgaires et ignorants comme des avocats de
province, n’ayant jamais regardé une carte, sachant à peine où coulent
le Rhin ou le Danube, seraient fort embarrassés de dire en quoi
l’alliance Anglaise est bonne ou mauvaise. Mais ils font de la
politique comme au barreau on fait de l’argumentation; ils prennent
une thèse ou une autre, suivant le besoin de la plaidoirie qu’on leur
paye, et puis ils partent de là, et parlent, parlent.... Ils ont, de
plus, trouvé un avantage dans la thèse actuellement adoptée par eux,
c’est de faire leur cour aux Tuileries: et de se rendre agréables à
celui qui fait et défait les ministres. Du reste, ils espéraient
amener grand monde à eux, mais ils ne sont pas 15 sur 180 membres de
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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