The life and correspondence of Sir Anthony Panizzi, K.C.B., Vol. 1 (of 2): Late principal librarian of the British museum, senator of Italy, etc.Fagan, Louis
History
The life and correspondence of Sir Anthony Panizzi, K.C.B., Vol. 1 (of 2): Late principal librarian of the British museum, senator of Italy, etc.
Fagan, Louis
Panizzi, Anthony, Sir, 1797-1879
On me porte dans mon département; j’ai déjà refusé de l’être dans
plusieurs autres départements. Je crois que je serai élu, sans en être
certain, car ce nouveau suffrage universel recèle un inconnu
impénétrable.
Je me laisse porter par devoir, car je m’attends aux plus affreuses
scènes dans la future Assemblée.
Paris est matériellement tranquille, vous et Ellice pouvez venir sans
danger. Les étrangers ne courent aucun péril.
Nous essayerons de fonder une république raisonnable (si mes amis et
moi sommes élus), car nous sommes d’avis que la monarchie est
impossible aujourd’hui, et nous croirons avoir beaucoup fait si nous
pouvons donner au pays une République bien constituée.
Le principal danger est dans les fausses idées inculquées dans la tête
des ouvriers. C’est là ce qui est le plus à craindre. Si on parvient à
leur faire entendre la raison, la France pourra être sauvée.
Tout à vous,
A. THIERS.”
Another letter from Thiers, though not written to Panizzi, having some
connection with this subject, demands attention, inasmuch as it notices
the state of France a year after the Revolution, the unpatriotic and
disgraceful conduct of the _Reds_, and the struggles and endurance of
the Constitutional party, ere peace and order could be re-established in
the country.
Amusing reference is herein made to his friend:—
“Paris, 29 Juin, 1849.
“Mon cher Ami,
Voilà plus de huit ou dix jours que je cherche un moment pour
vous écrire sans parvenir à le trouver. Nous avons eu de telles
affaires depuis nos dernières communications, que le temps m’a
toujours manqué. Vous n’avez pas idée des scènes qui ont précédé le 13
Juin. La violence des montagnards dépassait tout ce qu’on peut
imaginer. Je les ai pris corps à corps dans la personne de
Ledru-Rollin, et c’est entre deux huissiers gardant la tribune que
j’ai pu parler. Poussés au pied du mur dans l’Assemblée, ils ont le
lendemain tenté leur folle insurrection, et ils se sont heureusement
perdus. Aujourd’hui nous sommes certains (pour assez longtemps) de la
tranquillité matérielle. Le désordre ne peut pas l’emporter sur la
force. C’est une grande conquête; mais il faut assurer par les lois
notre avenir. C’est là une besogne des plus difficiles et des plus
épineuses. Notre Constitution est absurde, nos lois électorales
désastreuses; heureusement nous avons une bonne et sage majorité, qui
est disposée à se très-bien conduire. Il y a donc des moyens de salut
à travers beaucoup de chances de pertes. En définitive, nous avons
beaucoup gagné, et je crois que d’ici à quelque temps nous n’agiterons
plus l’Europe. C’est quelque chose de pouvoir dire d’un malade qui
vous est cher, qu’il y a chez lui un mieux sensible.
Parlons de nos projets.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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