The Royal Institution: Its Founder and First ProfessorsJones, Bence
History
The Royal Institution: Its Founder and First Professors
Jones, Bence
Davy, Humphry, Sir, 1778-1829; Royal Institution of Great Britain; Rumford, Benjamin, Graf von, 1753-1814; Young, Thomas, 1773-1829
Quand les proscriptions cessèrent, quand l’ordre et la justice
revinrent apaiser et ranimer en même temps la société, Mdme.
Lavoisier reprit sa place dans le monde, entourée de toute une
génération de savants illustres, les amis, les disciples, les
successeurs de Lavoisier, Lagrange, Laplace, Berthollet, Cuvier,
Prony, Humboldt, Arago, charmés en honorant sa veuve de trouver
dans sa maison, en retour de l’éclat qu’ils y répandaient, les
agréments d’une hospitalité élégante. M. de Rumford arriva parmi
eux. Il était alors au service du roi de Bavière et jouissait dans
le public d’une grande popularité scientifique; son esprit était
élevé, sa conversation pleine d’intérêt, ses manières empreintes
de bonté. Il plut à Mdme. Lavoisier; il s’accordait avec ses
habitudes, ses goûts, on pourrait presque dire avec ses souvenirs.
Elle espéra recommencer en quelque sorte son bonheur. Elle l’épousa
le 22 October, 1805, heureuse d’offrir à un homme distingué une
grande fortune et la plus agréable existence.
Leurs caractères ne se convinrent point. A la jeunesse seule
il est facile d’oublier au sein d’un tendre bonheur la perte
de l’indépendence. Des questions délicates furent élevées, des
susceptibilités s’éveillèrent. Mdme. de Rumford en se remariant
avait formellement stipulé dans son contrat qu’elle se ferait
appeler Madame Lavoisier de Rumford. M. de Rumford, qui y avait
consenti, finit par le trouver mauvais. Elle persista. ‘J’ai
regardé comme un devoir, comme une religion,’ écrivait-elle en
1808, ‘de ne point quitter le nom de Lavoisier.... Comptant sur
la parole de M. de Rumford je n’en aurais pas fait un article de
mes engagements civils avec lui, si je n’avais voulu laisser un
acte public de mon respect pour M. Lavoisier et une preuve de la
générosité de M. de Rumford. C’est un devoir pour moi de tenir à
une détermination qui a toujours été une des conditions de notre
union; et j’ai dans le fond de mon âme l’intime conviction que M.
de Rumford ne me désapprouvera pas et qu’après avoir pris le temps
d’y réfléchir ... il me permettra de continuer à remplir un devoir
que je regarde comme sacré.’
Ce fut encore là une espérance trompée. Après des agitations
domestiques, que M. de Rumford avec plus de tact eût rendues moins
bruyantes, la séparation devint nécessaire, et elle eut lieu à
l’aimable le 30 juin, 1809.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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