Twentieth Century French Writers: Reviews and ReminiscencesRobinson, A. Mary F. (Agnes Mary Frances)
History
Twentieth Century French Writers: Reviews and Reminiscences
Robinson, A. Mary F. (Agnes Mary Frances)
French literature -- 20th century -- History and criticism
‘Heureux ceux qui sont morts dans les grandes batailles,
Couchés dessus le sol à la face de Dieu;
Heureux ceux qui sont morts sur un dernier haut lieu
Parmi tout l’appareil des grandes funérailles.
‘Heureux ceux qui sont morts pour des cités charnelles.
Car elles sont le corps de la cité de Dieu;
Heureux ceux qui sont morts pour leur âtre et leur feu
Et les pauvres honneurs des maisons paternelles.
‘Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés
Dans la première argile et la première terre;
Heureux ceux qui sont morts dans une juste guerre;
Heureux les épis mûrs et les blés moissonnés!’
‘Qui Dieu mette avec eux dans le juste plateau
Ce qu’ils ont tant aimé: quelques grammes de terre;
Un peu de cette vigne, un peu de ce coteau.
Un peu de ce ravin sauvage et solitaire.
‘Mère, voici vos fils qui se sont tant battus!
Qu’ils ne soient pas pesés comme Dieu pèse un ange:
Que Dieu mette avec eux un peu de cette fange
Qu’ils étaient en principe et sont redevenus....’
And, as we say a collect after singing an anthem, let us conclude, in
memory of all those heroic comrades that fell with Péguy in the battle,
with a noble passage from his _Mystery of the Holy Innocents_:--
‘Une génération d’hommes (dit Dieu).
‘Une promotion, c’est comme une belle longue vague qui s’avance
d’un bout à l’autre sur un même front et qui d’un seul coup d’un
bout à l’autre.
‘Toute ensemble déferle sur le rivage de la mer.
‘Ainsi une génération, une promotion, est une vague d’hommes.
‘Tout ensemble elle s’avance sur un même front.
‘Et toute ensemble elle s’écroule comme une muraille d’eau quand
elle touche au rivage éternel.’
Thus Péguy died with the generation that he led to victory.[1]
FOOTNOTES:
[1] I refer those of my readers, who wish to learn more of Péguy, to
my friend Daniel Halévy’s volume: _Charles Péguy et les Cahiers de la
Quinzaine_, Payot et Cie, Paris, 1919.
ERNEST PSICHARI
I think that Péguy never learned the death of his young friend, Ernest
Psichari; for the retreat of Charleroi was, after all, such a little
while before the battle of the Marne, and news in those difficult days
travelled so slowly.... One of Péguy’s last preoccupations was the hope
of meeting Ernest on the road to battle, and in fact they must have
been in Lorraine together, but no chance encounter by road or rail set
the two friends face to face. They both started for the front in the
same mood of heroic exaltation:--
‘Si je tombe (said Péguy), ne me pleurez pas. Ce que je vais faire vaut
trente ans de travail.’
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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