Ypres to Verdun: A Collection of Photographs of the War areas in France & FlandersKennedy, Alex. B. W. (Alexander Blackie William)
History
Ypres to Verdun: A Collection of Photographs of the War areas in France & Flanders
Kennedy, Alex. B. W. (Alexander Blackie William)
World War, 1914-1918 -- Campaigns -- Western Front; World War, 1914-1918 -- Pictorial works
It is pleasant to find that Sister Marguerite has nowhere anything but
praise for the behaviour of the British soldiers who occupied the city
for so long. She tells of British wounded coming into Ypres, and with
them a German wounded prisoner. A woman ran up to offer milk to the
men, but, with the recollection that her husband had been killed by a
German shell, would not give any to the German. A soldier, however, who
had been wounded by this particular German, drank only half his milk,
and passed the rest on to his prisoner. She adds: "Ce n'est pas la
première fois que nous pouvons admirer pareils actes de générosité."
On the 6th of November an operation was being carried on involving
the amputation of a man's hand; the Sister who had tried to act as
nurse had fainted, and Sister Marguerite (herself not long out of the
surgeon's hands) took her place:
"Nous commençâmes donc: la main de M. Notevaert était démise; quand,
vers 2 h. 1/2, un obus tomba sur notre couvent et détruisit deux
classes à 10 métres de l'École menagère ou nous étions. Les éclats
de verre et les pierres arrivèrent jusqu'a nous et un grand trou fut
fait dans le mur. Le docteur venait de faire la dernière entaille;
nous étions là tous les deux, pâles de frayeur, comme dans un nuage
de fumée et blancs de poussière, lui tenant encore dans sa main le
bistouri et moi la main démise dans la mienne. Quelques instants nous
restâmes indécis. Les blessés criaient, et en un moment tout fut sens
dessus-dessous. 'Ta, ta, ta,' dit M. le docteur, 'ce n'est rien.
Continuons notre besogne, car nous n'avons pas de temps à perdre.' ..."
Among the wounded at this time were three Germans, of whom one (a
Prussian) refused either to eat or drink, alleging that he would be
poisoned!--presumably an idea encouraged by his officers to prevent
surrender. Eventually he took what the sisters gave him.
A few days later came a real baptism of fire:
"Vers 11 heures, M. le Curé me dit d'aller chercher rue du Canon deux
vieilles femmes.... Comme on bombardait justement ce quartier, je le
priai de me laisser attendre le moment d'une accalmie. 'Allez-y tout
de suite,' me repondit-il, 'on pourrait oublier ces pauvres gens plus
tard et leur vie en dépend peut-être.' 'Au nom de Dieu,' me dis-je, et
je partis. Mais à peine avais-je fait quelques pas dans la rue que ...
'sss ... sss ... pon!' La tête d'un shrapnel roula dans la rue, tout
près de moi. Je retournai en courant. Mais M. le Curé avait entendu
le son de ma voix et de la cuisine il me cria: 'Eh bien! n'êtes vous
pas encore parti?' A trois reprises je retournai pour revenir presque
aussi vite. Enfins je m'enhardis et je revins cette fois avec les
petites vieilles, que je conduisis au couvent. Pas moins de cinq
shrapnels passèrent au-dessus de nos têtes, et vous pouvez penser si
le cœur me battait.... Cependant c'est à partir de ce jour que je
devins plus courageuse pour affronter les bombardements."
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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