P. 8, l. 12. _Meiser._ _Penser_, Verard.
P. 9. _La secunde nouvelle._ On ne trouve ce conte dans aucun ouvrage
plus ancien que _Les Cent Nouvelles nouvelles_; mais Malespini l'a imité
dans les _Ducento Novelle_, nov. 37.
P. 16. _La troysiesme nouvelle._ Imitée des _Facéties_ de Pogge, p. 64,
édit. de 1798. Ce conte a été reproduit souvent sous différentes formes
par les conteurs des seizième et dix-septième siècles.--_Monseigneur de
la Roche._ Philippe Pot, seigneur de la Roche de Nolay, un des plus
intimes et plus fidèles conseillers de Philippe le Bon et de son fils
Charles le Téméraire, ducs de Bourgogne. En 1449, on le trouve nommé
comme un des échansons du duc Philippe. Plus tard, il avoit l'office de
chambellan dans la maison de Bourgogne, sous lequel titre il est
mentionné dans un compte de l'année 1457, et il le tenoit encore en
1474. En 1466, Charles le Téméraire lui a donné l'office de capitaine de
Lille, et il tenoit en même temps la capitainerie de Douai et d'Orchies.
En 1470, le seigneur de la Roche reçut du duc Charles la charge de grand
maître d'hôtel et chambellan de Bourgogne. Après la mort de son
bienfaiteur, il entra dans la faveur de Louis XI, qui le nomma grand
sénéchal de Bourgogne en 1477. Il est mort vers l'année 1498.
P. 26. _La quarte nouvelle._ Ce conte et les trois suivants se trouvent
pour la première fois dans _Les Cent Nouvelles nouvelles_.
P. 29, l. 15. _Sainct Trignan._ Sainct _Engnan_, Verard.
P. 32. _Philipe de Loan._ Cet individu est mentionné sous le titre
d'écuyer d'écurie du duc Philippe le Bon, en 1461, dans un manuscrit de
la Bibliothèque impériale, ancien fonds, n. 6702. Verard a toujours
changé ce nom en Philippe de _Laon_.
P. 32, l. 1. _Monseigneur Talelot._ _Thalebot_, Verard. C'étoit le
célèbre guerrier, sir John Talbot, créé comte de Shrewsbury en 1441. Ses
beaux faits d'armes faisoient la merveille du quinzième siècle. Il fut
défait et fait prisonnier par Jeanne d'Arc à Patai en 1429, et tué à
Châtillon le 20 juillet 1453, à l'âge de quatre-vingts ans.
P. 32, l. 2. _Si preux, si vaillant, et aux armes._ Ces mots sont omis
dans le texte de Verard, qui n'approuvoit pas, sans doute, l'éloge qu'un
Bourguignon faisoit de l'ennemi de la France.
P. 33, l. 1. _Couroye._ _A sa ceinture_, Verard.
P. 36, ll. 16 et 28. _Ciboire._ _Tabernacle_, Verard. Le dernier mot est
tout simplement une traduction de l'autre. On seroit porté à croire que
le mot _ciboire_ n'étoit plus en usage général à Paris.