New version of Les contes d'Hoffmann (The tales of Hoffman)Offenbach, Jacques
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New version of Les contes d'Hoffmann (The tales of Hoffman)
Offenbach, Jacques
Hoffmann, E. T. A. (Ernst Theodor Amadeus), 1776-1822 -- Drama; Operas -- Librettos
Il avait une bosse en guise d'estomac;
Ses pieds ramifiés semblaient sortir d'un sac,
Son nez était noir de tabac,
Et sa tête faisait cric, crac,
Cric, crac,
Voilà Klein-Zach.
LE CHOEUR.
Cric, crac,
Voilà Klein-Zach!
HOFFMANN.
Quant aux traits de sa figure...
(Il semble s'absorber peu à peu dans son rêve).
LE CHOEUR.
Quant aux traits de sa figure?...
HOFFMANN (très lentement).
Quant aux traits de sa figure..
(Il se lève.)
Ah! sa figure était charmante!... Je la vois,
Belle comme le jour où, courant après elle,
Je quittai comme un fou la maison paternelle
Et m'enfuis à travers les vallons et les bois!
Ses cheveux en torsades sombres
Sur son col élégant jetaient leurs chaudes ombres.
Ses yeux, enveloppés d'azur,
Promenaient autour d'elle un regard frais et pur
Et, comme notre char emportait sans secousse
Nos coeurs et nos amours, sa voix vibrante et douce
Aux cieux qui l'écoutaient jetait ce chant vainqueur
Dont l'éternel écho résonne dans mon coeur!
NATHANAEL.
O bizarre cervelle!
Qui diable peins-tu là! Klein-Zach?...
HOFFMANN.
Je parle d'elle.
NATHANAEL.
Qui?
HOFFMANN (sortant de son rêve).
Non! personne!... rien! mon esprit se troublait!
Rien... Et Klein-Zach vaut mieux, tout difforme qu'il est!...
LE CHOEUR.
Flic, flac!
Voilà Klein-Zach!
HOFFMANN (jetant son verre).
Peuh!... cette bière est détestable!
Allumons le punch! grisons-nous!
Et que les plus fous
Roulent sous la table.
LE CHOEUR.
Et que les plus fous
Roulent sous la table!
(On éteint les lumières. Luther allume un immense bol de punch.)
Luther est un brave homme,
Tire lan laire,
Tire lan la,
C'est demain qu'on l'assomme,
Tire lan laire,
Tire lan la,
Sa cave est d'un bon drille.
Tire lan laire
Tire lan la,
C'est demain qu'on la pille,
Tire lan laire,
Tire lan la.
NICKLAUSSE.
A la bonne heure, au moins! voilà que l'on se pique
De raison et de sens pratique!
Peste soit des coeurs langoureux!
NATHANAEL.
Gageons qu'Hoffmann est amoureux!
HOFFMANN.
Après?...
NATHANAEL.
Il ne faut pas en rougir, j'imagine.
Notre ami Wilhelm que voilà
Brûle pour Léonor et la trouve divine;
Hermann aime Gretchen; et moi je me ruine
Pour la Fausta!
HOFFMANN (à Wilhelm).
Oui, Léonor, ta virtuose!...
(A Hermann.)
Oui, Gretchen, ta poupée inerte, au coeur glacé!
(A Nathanael.)
Et ta Fausta, pauvre insensé!...
La courtisane au front d'airain!
NATHANAEL.
Esprit morose,
Grand merci pour Fausta, Gretchen et Léonor!...
Baste! autant celles-là que d'autres!
NATHANAEL.
Ta maîtresse est donc un trésor
Que tu méprises tant les nôtres?
HOFFMANN.
(Haut.)
Ma maîtresse?...Non pas! dites mieux, trois maîtresses,
Trio charmant d'enchanteresses
Que se partagèrent mes jours!
Voulez-vous le récit de ces folles amours?...
LE CHOEUR.
Oui, oui!
NICKLAUSSE.
Que parles-tu de trois maîtresses?
HOFFMANN.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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