New version of Les contes d'Hoffmann (The tales of Hoffman)Offenbach, Jacques
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New version of Les contes d'Hoffmann (The tales of Hoffman)
Offenbach, Jacques
Hoffmann, E. T. A. (Ernst Theodor Amadeus), 1776-1822 -- Drama; Operas -- Librettos
Voyez l'étrange fantaisie!
T'aimé-je donc pour elle, ou elle pour toi?
Car toi, tu ne vas pas sans doute me défendre
De chanter, comme a fait mon père?
HOFFMAN.
Que dis tu?
ANTONIA.
Qui, mon père à présent, m'impose la vertu
Du silence (vivement) Veux tu m'entendre?
HOFFMAN (a part).
C'est étrange!... Est-ce que...
ANTONIA (l'entrainant).
Viens là comme autrefois.
Ecoute, et tu verras si j'ai perdu ma voix.
HOFFMAN.
Comme ton [oe]il s'anime et comme ta main tremble.
ANTONIA (le faisant s'asseoir devant le clavecin).
Tiens ce doux chant d'amour que nous chantions ensemble.
(Elle Chante.)
C'est une chanson d'amour
Qui s'envole
Triste ou folle
Tour a tour;
C'est une chanson d'amour.
La rose nouvelle,
Sourit au printemps.
Las! combien de temps
Vivra-t-elle?
ENSEMBLE.
C'est une chanson d'amour,
Qui s'envole,
Triste ou folle,
Tour a tour,
C'est une chanson d'amour.
HOFFMAN.
Un rayon de flamme
Pare ta beauté,
Verras tu l'été,
Fleur de l'âme?
ENSEMBLE.
C'est une chanson d'amour,
etc.
(Antonia, porte la main à son coeur et semble défaillir.)
HOFFMAN.
Qu'as tu donc?
ANTONIA.
Rien.
HOFFMAN (écoutant).
Chut!
ANTONIA.
Ciel mon père, Viens, viens!
(Elle sort.)
HOFFMAN.
Non, je saurai le mot de ce mystère.
(Il se cache. Crespel parait.)
CRESPEL (regardant autour de lui).
Non, rien. J'ai cru qu'Hoffman était ici.
Puisse-t-il être au diable!
HOFFMAN (a part).
Grand merci!
FRANTZ (entrant, a Crespel).
Monsieur!
CRESPEL.
Quoi?
FRANTZ.
Le docteur Miracle.
CRESPEL.
Drôle infâme, ferme vite la porte.
FRANTZ.
Oui, Monsieur, medicin.
CRESPEL.
Lui, medicin? Non, sur mon âme,
Un fossoyeur, un assassin!
Qui me tuerait ma fille après ma femme,
J'entends le cliquetis de ses flacons dans l'air.
Loin de moi qu'on le chasse.
(Miracle parait subitement. Frantz se sauve.)
MIRACLE.
Ha, ha, ha, ha!
CRESPEL.
Enfin!
MIRACLE.
Eh bien, me voilà, c'est moi-même.
Ce bon monsieur Crespel, je l'aime!
Ou donc est-il?
CRESPEL (l'arrêtant).
Morbleu!
MIRACLE.
Ha, ha, ha, ha!
Je cherchais votre Antonia!
Eh bien! ce mal qu'elle hérita,
De sa mère toujours en progrès? chère belle,
Nous la guérirons. Menez moi chez elle.
CRESPEL.
Pour l'assassiner? Si tu fais un pas,
Je te jette par la fenetre.
MIRACLE.
Eh la! tout doux. Je ne veux pas
Vous desplaire.
(Il avance un fauteuil.)
CRESPEL.
Que fais tu, traitre?
MIRACLE.
Pour conjurer le danger,
Il faut le connaître,
Laissez moi l'interroger.
CRESPEL et HOFFMAN.
L'effroi me pénètre.
(Miracle la main tendue vers la chambre d'Antonia.)
A mon pouvoir vainqueur.
Cède de bonne grâce!...
Près de moi sans terreur,
Viens ici prendre place,
Viens.
CRESPEL et HOFFMAN.
D'epouvante et d'horreur
Tout mon être se glace,
Une étrange terreur
M'enchaîne à cete place.
J'ai peur.
CRESPEL (s'asseyant).
Allons, parle et sois bref.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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