New version of Les contes d'Hoffmann (The tales of Hoffman)Offenbach, Jacques
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New version of Les contes d'Hoffmann (The tales of Hoffman)
Offenbach, Jacques
Hoffmann, E. T. A. (Ernst Theodor Amadeus), 1776-1822 -- Drama; Operas -- Librettos
Ne me demand rien,
Plus tard tu sauras tout; une route nouvelle
S'auvre à nous, mon Antonia!...
Pour y suivre mes pas, chasse de ta mémoire,
C'est rêves d'avenir, de succés et de gloire,
Que ton coeur au mien confia.
ANTONIA.
Mais toi même?
HOFFMAN.
L'amour tous les deux nous convie,
Tout ce qui n'est pas toi n'est plus rien dans ma vie.
ANTONIA.
Tiens donc! voici ma main!
HOFFMAN.
Ah, chère Antonia! Pourrai-je reconnaître?
Ce que tu fais pour moi?
(Il lui baise les mains.)
Ton père va peut-être
Revenir, je te quitte... à demain!
ANTONIA.
A demain!
(Hoffman sort.)
ANTONIA (allant ouvrir une porte.)
De mon père aisément il s'est fait le complice!
Allons, les pleurs sont superflus,
Je l'ai promis, je ne chanterai plus.
(Elle se laisse tomber sur un fauteuil.)
MIRACLE (surgissant derrière elle.)
Tu ne chanteras plus. Sais tu quel sacrifice,
S'impose ta jeunesse et l'as tu mesuré?
La grâce, le talent, don sacré,
Tous ces biens que le ciel t'a livrés en partage,
Faut il les enfouir dans l'ombre d'un ménage
N'as tu pas entendu, dans un rêve orgueilleux,
Ainsi qu'une forêt par le vent balancée,
Ce doux fremissement de la foule pressée
Qui murmure ton nom et te suit des yeux?
Voilà l'ardente joie et la fête éternelle
Que tes vingt ans en fleur sont près d'abandonner,
Pour les plaisirs bourgeois ou l'ou veut t'enchainer
Et des marmots d'enfants qui te rendront moins belle!
ANTONIA (sans se retourner).
Ah, qu'elle est cette voix qui me trouble l'esprit?
Est-ce l'enfer qui parle ou Dieu qui m'avertit?
Non non ce n'est pas là le bonheur, voix mandite,
Et contre mon orgeuil, mon amour s'est armé,
La gloire ne vaut pas l'ombre heureuse ou m'invite
La maison de mon bien aimé.
MIRACLE.
Quels amours sont donc les vôtres?
Hoffman te sacrifie a sa brutalité;
Il n'aime en toi que ta beauté,
Et pour lui, comme pour les autres
Viendra bientôt le temps de l'infidélité.
(Il disparait.)
ANTONIA (se levant).
Non, ne me tente plus! Va-t-en,
Démon! Je ne veux plus t'entendre.
J'ai juré d'être à lui, mon bien aimé m'attend,
Je ne m'appartiens plus et ne puis me reprendre.
Et tout à l'houre encor, sur son coeur adoré,
Quel amour eternal ne m'a-t-il pas juré...
Ah qui me sauvera du démon, de moi-même?...
Ma mère! ô ma mère, je l'aime!...
MIRACLE (reparait).
Ta mère! oses tu l'invoquer?...
Ta mère? Mais n'est-ce pas elle
Qui parle par ma voix, ingrate, et te rappelle,
La splendeur de son nom que tu veux abdiquer?
(Le portrait s'éclaire et semble s'animer. C'est le fantôme de la mère.)
Ecoute!
LA VOIX.
Antonia!
ANTONIA.
Dieu, ma mère, ma mère!
LE FANTOME.
Cher enfant, que j'appelle
Comme autrefois,
C'est ta mère c'est elle,
Entends sa voix!
ANTONIA.
C'est elle.
MIRACLE.
Oui, c'est sa voix, l'entends tu?
Sa voix, meilleure conseillère,
Qui te lègue un talent que le monde a perdu!
LE FANTOME.
Antonia!
MIRACLE.
Ecoute elle semble revivre
Et le public lointain de ses bravos l'enivre!
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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