The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 7: Quebec, Hurons, Cape Breton, 1634-1635
History
The Jesuit Relations and Allied Documents, Vol. 7: Quebec, Hurons, Cape Breton, 1634-1635
Canada -- History -- To 1763 (New France); Indians of North America -- Canada; Jesuits -- Missions; Jesuits -- North America
Leurs bas de chausses sont de poil [peau] d'Orignac passée sans poil,
c'est la nature & non l'art, qui en a trouué la façon, ils sont tout
d'vne venuë, suffit que le pied & la jambe y passent, pour estre biẽ
faits, ils n'ont point l'inuention d'y mettre des coins, ils sont
faits comme des bas à botter, retenus sous le pied, auec vne petite
cordelette. La cousture qui n'est quasi qu'vn faux fil, ne se treuue
pas derriere les jambes, mais entre-deux; les cousans, ils laissent
passer vn rebord de la peau mesme, qu'ils découpent en frange, apres
laquelle ils attachent par [172] fois quelques matachias; ces bas sont
assez longs, notamment pardeuant; car ils laissent vne piece qui passe
bien haut, & qui couure vne grande partie de la cuisse, au plus haut
de cette piece sont attachées de petites cordes, qu'ils lient à vne
ceinture de peau, qu'ils portẽt tous dessus leurs chairs.
Their stockings are made of Moose skin, from which the hair has
been removed, nature and not art setting the fashion for them; they
are considered well made if the feet and legs go into them, no
ingenuity being used in making corners; they are made like boots,
and are fastened under the foot with a little string. The seam,
which is scarcely more than basted, is not at the back of the leg,
but on the inside. When they sew them, they leave an edge of the
skin itself, which they cut into fringe, occasionally fastening
to this [172] a few matachias.[1] These stockings are quite long,
especially in front, for they leave a piece which reaches quite
high, and covers a great part of the thigh; to the upper edge of
this piece are fastened small cords, tied to a leather belt which
they all wear next to their skin.
Leurs souliers ne sont pas durs comme les nostres, aussi n'ont-ils pas
l'industrie de taner le cuir: nos gands de cerf, sont d'vne peau plus
ferme ou du moins aussi ferme que leurs peaux d'Orignac, dont ils font
leurs souliers, encore faut il qu'ils attendent que ces peaux ayent
seruy de robbes, & qu'elles soient toutes grasses, autrement leurs
souliers se retireroient à la moindre approche du feu, ce qu'ils ne
laissent pas de faire tous gras qu'ils soient quãd on les chauffe vu
peu de trop prés. Au reste, ils boiuent l'eau comme vne éponge, si biẽ
que les Sauuages ne s'en feruẽt pas contre cét Element, mais bien cõtre
la neige & contre le froid. Ce sont les femmes qui sont cousturieres &
cordonnieres, il ne leur coute rien pour apprendre ce mestier, encore
moins pour auoir des [173] lettres de maistrise; vn enfant qui sçauroit
vn peu coudre en seroit à la premiere veuë, tant il y a d'inuention.
Public-domain text, read in full here on John Shaqi.
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