Note de Transcription
L'orthographe d'origine a été conservée et n'a pas été harmonisée. Les
erreurs clairement introduites par le typographe ont été corrigées. Une
liste d'autres corrections faites se trouve à la fin du livre. A l'
original, les Notes, le Glossaire, la Table des Matières et les Errata
sont imprimés à la fin du deuxième tome.
Tout groupe de caractères imprimés en exposant dans l'original et dont
l'abréviation n'est pas évidente ou non courante, est mis en accolade.
Marquage: _mots en italique_
LES CENT NOUVELLES NOUVELLES
Paris, imprimé par GUIRAUDET et JOUAUST, 338, rue S.-Honoré,
avec les caractères elzeviriens de P. JANNET.
LES CENT
NOUVELLES
NOUVELLES
_Publiées d'après le seul manuscrit connu_
AVEC INTRODUCTION ET NOTES
Par
M. THOMAS WRIGHT
Membre correspondant de l'Institut de France
TOME I
[Illustration]
A PARIS
Chez P. JANNET, Libraire
MDCCCLVIII
[Décoration]
INTRODUCTION.
Le recueil de contes publié sous le titre des Cent Nouvelles Nouvelles
est tellement connu, que nous croyons pouvoir nous dispenser de parler
ici de sa valeur littéraire. Par un hasard singulier, qui ne s'explique
pas facilement, on n'en connoissoit pas un seul manuscrit, et toutes les
éditions d'un ouvrage qu'on considère avec raison comme l'un des modèles
de la vieille prose françoise n'ont été jusqu'à présent que la
reproduction plus ou moins correcte des éditions imprimées dans les
dernières années du quinzième siècle. Cependant, on voit des indications
assez exactes de deux manuscrits des Cent Nouvelles Nouvelles. Dans le
Catalogue de la bibliothèque de Gaignat, publié par De Bure en 1769, en
deux volumes in-8, nous trouvons, sous le nº 2214: «Le livre des Cent
Nouvelles Nouvelles composées pour l'amusement du roi Louis XI,
lorsqu'il n'étoit encore que Duc de Bourgogne (_sic_), manuscrit sur
vélin, du quinzième siècle, en lettres gothiques, daté de l'année 1432
et décoré de petites miniatures assez jolies, petit in-folio, mar. cit.»
Vendu 100 liv. 1 sol. Un autre catalogue, mais beaucoup plus ancien,
l'Inventaire de la Bibliothèque des ducs de Bourgogne, publié dans la
_Bibliothèque protypographique_ (Paris, 1830, in-4, p. 283), nous
indique un manuscrit du même ouvrage qui en étoit probablement
l'exemplaire original. On y lit: «Nº 1261. Ung livre tout neuf escript
en parchemin, à deux coulombes, couvert de cuir blanc de chamoy,
historié en plusieurs lieux de riches histoires, contenant cent
nouvelles, tant de Monseigneur, que Dieu pardonne, que de plusieurs
autres de son hostel, quemanchant le second feuillet, après la table, en
rouges lettres: _celle qui se baignoit_, et le dernier: _lit demanda_.»