La septante et huitiesme nouvelle, par Jean Martin, d'ung gentilhomme
marié, lequel s'avoulenta de faire plusieurs loingtains voyaiges, durant
lesquelz sa bonne et loyale preude femme de troys gentilz compaignons
s'accointa que cy après pourrés ouyr; et comment elle confessa son cas à
son mary, quand des ditz voyaiges fut retourné, cuidant le confesser à
son curé; et de la manière comment elle se saulva, comme cy après orrez.
La septante et neuviesme nouvelle, par messire Michault de Changy, d'ung
bonhomme de Bourbonnois, lequel ala au conseil à ung saige homme du dit
lieu, pour son asne qu'il avoit perdu, et comment il croioit que
miraculeusement il retrouva son dit asne, comme cy après pourrez ouir.
La huitantiesme nouvelle, par messire Michault de Changy, d'une jeune
fille d'Alemaigne qui de l'aage de XV à XVI ans, ou environ, se maria à
ung gentil galant, laquelle se complaignit de ce que son mary avoit trop
petit instrument à son gré, pource qu'elle véoit ung petit asne qui
n'avoit que demy an, et avoit plus grand ostil que son mary, qui avoit
XXIIII ou XXVI ans.
La huitante et uniesme nouvelle, racomptée par monseigneur de Vaulvrain,
d'un gentil chevalier qui fut amoureux d'une trèsbelle jeune dame
mariée, lequel cuida bien parvenir à la grâce d'icelle et aussi d'une
autre sienne voisine; mais il faillit à toutes deux, comme cy après vous
sera recordé.
La huitante et deusiesme nouvelle, par monseigneur de Lannoy, d'ung
bergier qui fit marchié avec une bergière qu'il monteroit sur elle afin
qu'il véist plus loing, par tel si qu'il ne l'embrocheroit non plus
avant que le signe qu'elle même fist de sa main sur l'instrument du dit
berger, comme cy après plus à plain pourrez ouyr.
La huitante et troisiesme nouvelle, par monseigneur de Vaulvrain, d'ung
carme qui en ung vilaige prescha; et comment, après son preschement, il
fut prié de disner avec une damoiselle; et comment, en disnant, il mist
grant peine de fournir et emplir son repoint, comme vous orrez cy après.
La huitante et quatriesme nouvelle, par monseigneur le marquis de
Rothelin, d'ung sien mareschal qui se maria à la plus douce et amoureuse
femme qui fut en tout le pays d'Alemaigne. S'il est vray ce que je dy
sans en faire grant serment, affin que par mon escript menteur ne soye
réputé, vous le pourrez veoir cy dessoubz plus à plain.
La huitante et cinquiesme nouvelle, d'ung orfevre marié à une trèsbelle,
doulce et gracieuse femme, et avec ce trèsamoureuse, par especial de
son curé leur prochain voisin, avec lequel son mary la trouva couchée
par l'advertissement d'ung sien serviteur, et ce par jalousie, comme
vous pourrez ouyr.